Les JDJA : quel esprit
?
Aspects propres à l'association.
Ces gens qui " font " Doullens : portrait
de quelques exposants célèbres, anciens…
Cet esprit de passion et de convivialité cultivé
par les pépiniéristes eux-même résume
l'esprit de la fête des plantes de Doullens. Jean-Claude
Marzec, le papa de ces journées a tout mis en
place pour qu'ils se sentent chez eux. Tel un metteur
en scène, il choisit ses acteurs, leur fournit
la scène, les excite de ses questions, les intéresse
de son admiration et de son intérêt intarissable
pour le sujet. Altruiste, il leur a confectionné
un plateau chlorophyllien de qualité. Et ils
le lui rendent bien. Les espèces présentées
sont rares, magnifiques, les espaces sont soignés.
Et chaque année, ils reviennent.
Certains depuis 17 ans, d'autres viennent de greffer
et sont heureux de faire partie de l'aventure. Car Doullens
c'est le partage avant tout. C'est une grande famille.
En 19…, un couple de pépiniéristes
du Jura ont choisi Doullens pour se marier. Esprit de
fête, de convivialité, regroupement d'une
famille da passionnés. Doullens, c'est une institution
conviviale dans le paysage horticole.
Les JDJA : quel
succès ?
¢ JDJA : une fête des plantes de référence
dans le milieu horticole.
Grâce à son esprit tourné vers la
qualité, la passion et la convivialité,
les Journées Doullennaises des Jardins d'Agrément
ont tôt fait de se faire une réputation
élogieuse dans le milieu horticole. Elles comptent
aujourd'hui parmi les premières manifestations
horticoles de France. Alors qu'elles étaient
encore peu nombreuses il y a 17 ans, Doullens était
la seule existant au nord de la France. Le paysage a
bien changé depuis et l'intérêt
pour les jardins et les fleurs s'est développé
en 10 ans ; aujourd'hui on compte 600 fêtes des
plantes dans l'hexagone.
Pourtant dans ce contexte saturé, Doullens a
acquis sa vitesse de croisière et continue d'attirer
un plateau de professionnels et de collectionneurs de
qualité. Quelques fidèles viennent depuis
17 ans, pour rencontrer le public du nord de la France,
et du nord de l'Europe, mais aussi pour la convivialité,
l'échange entre pépiniéristes…
pour Jean-Claude Marzec.
¢ JDJA : un acteur local de poids, ayant largement
à la sauvegarde de son patrimoine de référence
: la Citadelle, et fédérateur des diverses
énergies locales.
Le rayonnement des Journées Doullennaises sur
le plan local est intense.
Elles ont permis la réouverture d'un patrimoine
tricentenaire et aux habitants de se réapproprier
le lieu : un parcours de santé a été
aménagé dans les fossés de la Citadelle,
les visites sont ouvertes au public, des spectacles
ont été organisés depuis (exposition
de voitures de collection, concerts de musique classique,
pièce de théâtre…)
Elles ont engendrées un plan de sauvegarde des
bâtiments et de mise en place de structures d'accueil
et de sécurité pour le public. Donc elles
ont contribué à rendre le bâtiment
exploitable.
Elles ont changé l'identité du bâtiment
: d'un lieu lugubre, fermé, en pleine décomposition,
coupé de son bourg, la citadelle s'est embellie,
a retrouvé un coup de jeunesse, des événements
heureux se développent en son sein, pour le public,
les portes s'ouvrent aujourd'hui sur des jardins. Lieu
de vie animé par les plantes et les fleurs où
le fer et la poudre ont été troqués
contre les plantes et leur parfum.
Sur le plan associatif, chaque année les associations
doullennaises se mobilisent et elles agissent de concert
pour participer à cette réussite. Chacune
se charge d'une partie de l'organisation : Lions'Club
et le Rotary Club (caisses, bar-restaurant, préparation
du site…), le Léo club à son époque
(parking), la SNSM actuellement (sécurité,
parking…), les Scouts de France (service de portage
des plantes en brouette)… les JDJA ont permis
à chacune de ces entités de se rapprocher
et de mieux se connaître en agissant ensemble
pour la même cause.
Enfin, à travers sa mission de diffusion de
la culture horticole, l'association a " offert
" à la Citadelle 2 " Murs végétaux
" créés et réalisés
par Patrick Blanc, artiste-botaniste ayant réalisé
entre autres ceux de l'hôtel Pershing Hall et
de l'entrée de la Fondation Cartier (Paris),
ainsi qu'un potager sur butte.
¢ JDJA : son rôle de collecteur de fonds
horticole (murs végétaux, potager, expo
V. Jacquemont…)